Ce que disent les études récentes sur l’épuisement parental, la crise relationnelle… et ce qui peut encore être réparé
Relations parents enfants en crise.
Famille fatiguée.
Lien qui tient, mais qui fait mal.
De plus en plus de parents nous disent la même chose, avec des mots différents :
« On s’aime, mais on ne se comprend plus. »
Les familles confrontées au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) vivent des niveaux de tension et d’épuisement nettement supérieurs à la moyenne, en particulier lorsque les enfants grandissent et que les crises s’installent dans la durée.
Ce que ces parents vivent n’est ni marginal, ni anormal.
Et surtout : ce n’est pas une fatalité.
Les priorités majeures exprimées par les parents aujourd’hui
Les enquêtes et témoignages convergent autour de quatre urgences :
- Préserver le lien, même quand la relation devient explosive ou distante
- Comprendre ce qui se joue, au-delà des comportements visibles
- Sortir de la culpabilité et de l’accusation permanente
- Oser demander de l’aide, sans honte ni disqualification
Les parents qui vivent ces situations se disent : Fatigués. Aimants. Désemparés.
1️⃣ COMPRENDRE
Quand le TDAH fragilise la relation plus que l’enfant
Le TDAH n’est pas seulement une difficulté de concentration ou d’agitation.
C’est un trouble du développement neurologique qui affecte :
- la régulation émotionnelle
- l’impulsivité
- la capacité à s’organiser, à anticiper, à se conformer aux attentes
Mais ce qui fait le plus souffrir les familles, ce n’est pas le diagnostic.
C’est l’impact relationnel.
Une accumulation invisible
Jour après jour, il se passe ceci :
- des rappels répétés
- des conflits apparemment “mineurs”
- des colères incomprises
- un parent qui hausse le ton
- un enfant qui se ferme ou attaque
Et peu à peu, la relation s’abîme, sans que personne ne l’ait voulu.
Ce n’est pas l’intensité des difficultés qui abîme le lien, mais leur chronicité.
2️⃣ TRAVERSER / AGIR
Quand la relation est en crise… mais encore vivante
Beaucoup de parents ont cette peur : « Et si notre relation était déjà trop abîmée ? »
La bonne nouvelle, c’est que tant qu’il y a de la souffrance, il y a encore du lien.
Ce qui aide réellement (sans recette magique)
Sans prescrire, certaines attitudes font une vraie différence :
- Nommer la fatigue, sans la faire porter à l’enfant
- Séparer l’enfant de ses comportements
- Ralentir la relation, même quand tout pousse à l’urgence
- Accepter l’imperfection éducative
Les spécialistes soulignent que la sécurité affective est un facteur protecteur majeur, même en contexte de TDAH.
Ce qui apaise un enfant — et un adolescent — ce n’est pas la perfection.
C’est la constance du lien, même cabossé.
⚠️ IDÉES FAUSSES (À DÉCONSTRUIRE VRAIMENT)
❌ « Il le fait exprès »
Non.
Le TDAH touche les fonctions exécutives.
L’enfant veut souvent bien faire, mais ne peut pas toujours.
➡️ Confondre incapacité et mauvaise volonté crée honte et colère.
❌ « Si je cède, je suis un mauvais parent »
La fermeté sans compréhension devient rigidité.
La compréhension sans cadre devient confusion.
➡️ Le vrai enjeu n’est pas l’autorité, mais la relation juste.
❌ « Tout est de ma faute »
La culpabilité parentale est massive dans les familles TDAH (TDAH France).
➡️ Elle épuise, isole, empêche de demander de l’aide.
❌ « Quand il sera grand, ça ira mieux »
Le TDAH évolue, mais ne disparaît pas magiquement.
➡️ Les jeunes adultes non accompagnés peuvent rompre le lien pour se protéger.
3️⃣ SE FAIRE ACCOMPAGNER
Parce que demander de l’aide n’est pas renoncer
Beaucoup de parents hésitent :
- peur d’être jugés
- peur d’être disqualifiés
- peur qu’on leur “prenne” leur place
Or, l’aide juste ne remplace jamais les parents.
Elle les soutient.
Le rôle de FamilyPhone
FamilyPhone est une ligne d’écoute gratuite, anonyme et bienveillante, ouverte à tous les habitants des Yvelines.
Concrètement :
- Des écoutants formés accueillent votre parole, sans diagnostic ni jugement
- Si vous le souhaitez, nous pouvons vous mettre en relation avec des professionnels compétents (psychologues, éducateurs, associations spécialisées TDAH)
👉 FamilyPhone ne remplace pas les dispositifs médicaux ou éducatifs.
👉 Il offre un premier espace pour souffler, clarifier, se remettre en mouvement.
Une parole de dignité et d’espérance
Toute relation peut traverser la tempête.
Toute filiation mérite d’être protégée.
Même quand elle est fragile.
Demander de l’aide n’est pas un échec.
C’est souvent le premier acte de réparation.